12.02.2009

Dupont-Aignan lance sa campagne pour une autre Europe

ndameeting.jpgNicolas Dupont-Aignan a lancé mardi à Paris sa campagne pour "une autre Europe", en présentant ses têtes de liste dans les sept circonscriptions métropolitaines pour le scrutin européen de juin.

"L'Europe est profondément malade. Les Européens paient extrêmement cher - chômage, misère - les erreurs politiques et économiques des dirigeants européens de droite comme de gauche", qui "continuent la même politique depuis 20 ans", considère le président de Debout la République (DLR). "L'élection du 7 juin prochain sera donc une occasion historique de ne plus se laisser faire, et d'inventer une autre Europe."

Seule personnalité médiatique de son mouvement, le député de l'Essonne (ex-UMP) sera numéro deux sur la liste Île-de-France, avec Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, en numéro un. Parmi les binômes qui conduiront ces listes "gaullistes" ne figurent pas que des adhérents de DLR. Prônant "une union des républicains des deux rives", Christine Tasin, militante au MRC de Jean-Pierre Chevènement, sera deuxième sur la liste Ouest.

Supprimer la Commission européenne

Entre les "euro-béats" que sont à ses yeux l'UMP, le PS, le MoDem et les Verts, et les "euro-ronchons" incarnés par les extrêmes, Nicolas Dupont-Aignan veut proposer aux Français le choix d'"une autre Europe, qui les respecte". Les candidats désignés feront notamment campagne pour un "protectionnisme européen intelligent".Parmi les propositions phares défendues : "Supprimer la Commission de Bruxelles, pour inventer une Europe autour d'agences de coopération, sur le modèle de l'agence spatiale européenne, pour tous les grands projets du XXIe siècle."

Nicolas Dupont-Aignan, qui n'a pas voulu faire listes communes avec le MPF, s'est démarqué de Philippe de Villiers. "On ne peut pas à la fois critiquer la politique européenne du président de la République, et de l'autre le soutenir", a-t-il justifié. Debout la République, qui revendique 10.000 adhérents, financera sa campagne sans emprunts bancaires, grâce notamment à une souscription sur Internet, baptisée "5 euros pour changer d'Europe". "5 ou 600.000 euros nous manquent encore pour boucler le budget, mais nous sommes raisonnablement optimistes", a précisé l'ex-candidat à l'élection présidentielle.