05.02.2008

Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de Télématin

Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de Télématin, sur France 2 le 5 février 2008, à propos du traité de lisbonne et du congrès du 4 février 2008.

 

Les nonistes ont la parole.....trop tard

Jean-Pierre Chevènement invité de la matinale de Canal+ mardi 5 février à 7h45

L'émission dure 15 minutes. Elle est diffusée en clair.

  Nicolas DUPONT-AIGNAN sera l'invité de TELEMATIN sur France 2, mardi 5 février 2008, à 7h50.

F   Dernier billet du blog de Nicolas DUPONT-AIGNAN :

Déshonneur !

Les parlementaires français se rendent-ils compte à quel point ils vont aujourd’hui déshonorer leur fonction, affaiblir notre démocratie et rendre illégitime l’Union européenne ?

Comment ceux qui sont censés représenter, servir et défendre le peuple, peuvent-ils ainsi le trahir ?

Hélas, le lundi 4 février 2008 restera comme le jour où pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le Parlement s’érige en censeur du peuple.

Pour préserver les formes et se donner bonne conscience, certains font encore semblant de croire que ce traité de Lisbonne est différent de la Constitution Giscard rejetée par le peuple français le 29 mai 2005. Mais tous ceux qui ont lu le traité de Lisbonne savent qu’il n’en est rien.

En vérité, le peuple n’ayant pas voté il y a deux ans comme les élites le souhaitaient, elles ont décidé tout simplement de passer outre. Mais plus grave encore, ce coup de force dans la forme se double d’une atteinte sans précédent à notre souveraineté nationale. En effet, ce traité par ses principales dispositions (généralisation de la majorité qualifiée, charte des droits fondamentaux contraire à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, alignement sur l’Otan, etc.) met en cause le droit du peuple français à disposer de lui-même.

Bien entendu, aucune leçon n’a été tirée des échecs du passé, notamment sur le commerce international ou la monnaie. La nomenklatura française, UMP et PS confondus, a tout cédé à nos partenaires sans rien obtenir pour au moins rendre plus efficace le pouvoir oligarchique de la Commission et de la Banque Centrale européenne !

L’histoire a toujours défait les constructions politiques artificielles imposées par la force. Les parlementaires aujourd’hui, par un mélange inconscient de facilité et de lâcheté, vont décrédibiliser un peu plus nos institutions et rendre illégitime une construction européenne qui aurait besoin d’être réorientée et profondément réformée. Le temps viendra où, par la force des choses, cette Europe-là s’effondrera et il faudra alors rebâtir une Europe des Nations qui, autour de projets concrets et de coopérations libres, s’appuiera sur les peuples.

Le combat ne fait que commencer. A ceux qui seraient tentés par le renoncement ou la résignation, je rappellerai ce propos du général de Gaulle, qui prend toute sa force aujourd’hui : « Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé. »

 

« On trompe l’opinion » affirme NDA au Parisien

Député de l’Essonne, président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan continue de se battre contre le mini-traité européen. Aujourd’hui il va voter non et explique pourquoi dans un livre, « Le coup d’Etat simplifié » (Editions du Rocher).

1baf65b7870a2a32744082072fd57bed.jpgEn parlant de « coup d’Etat », de « coup de force », vous y allez fort, non ?

Nicolas Dupont-Aignan. Ce qui est encore plus fort, c’est de voir un Parlement voter en parfaite connaissance de cause un texte qui a été rejeté en 2005 par 55% des Français ! Cela ne s’était jamais vu depuis la Libération. Et c’est la première fois en France que des dispositions constitutionnelles modifiant profondément la souveraineté du peuple français seront adoptées sans référendum.

Pour vous, c’est le même texte que celui de 2005 ?

Exactement le même, mais présenté dans un ordre différent, de manière à tromper l’opinion. L’habileté de Nicolas Sarkozy aura été de faire croire aux Français, dès le sommet de Bruxelles en juin, que ce traité était un traité simplifié, alors qu’en vérité il n’en est rien. Il a pu endormir le peuple et les médias car très peu de gens ont vraiment lu le traité de Lisbonne. Les élites françaises, économiques, financières, politiques et médiatiques avaient défendu le oui et ont tout fait pour que se taisent les quelques personnalités libres, comme moi, qui n’ont cessé d’alerter l’opinion. Les 16 millions de Français qui ont voté non seront vite scandalisés, surtout quand ils en paieront les conséquences très pratiques, notamment en termes d’indépendance.

cd547aa91ae869928420cad7461638a0.jpgPar exemple ?

Pour la première fois dans l’histoire de France, notre pays va perdre son droit de veto sur la négociation sur les tarifs douaniers, qui seront négociés par le commissaire européen. Et les délocalisations vont se multiplier. Le pire, c’est que le président de la République s’est privé des moyens de réorienter la construction européenne, condition essentielle du redressement de la France. Je ne comprends pas comment il a pu signer ce traité sans rien obtenir de la part de ses partenaires. A la veille de la présidence française, il n’a plus aucun atout.

Qu’allez-vous faire ?

D’abord, alerter l’opinion. Ensuite, aller faire campagne pour le non lors du référendum en Irlande. Enfin, préparer des listes gaullistes et républicaines pour les élections européennes de 2009, où se jouera la troisième manche.