07.03.2009

Le dîner UMP des anti-sarkozy

Le dîner UMP des anti-sarkozy

Ils étaient vingt parlementaires de la majorité, mardi soir, réunit autour de l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin à l'occasion d'un dîner à la Maison des polytechniciens à Paris. Au programme plat de résistance et... résistance. "Cette démarche s'inscrit dans un besoin d'entendre d'autres voix", a expliqué Jean-Pierre Grand dans les couloirs de l'Assemblée, en annonçant la tenue d'un colloque sur l'Otan, le 1er avril autour de Dominique de Villepin à l'Assemblée nationale. Il a ajouté : "La question de la réintégration de l'OTAN est un vrai sujet de friction". Les parlementaires ont par ailleurs "l'intention de faire des propositions sur la crise économique".

AUDIO RTL:

Parmi les élus réunis à la Maison des polytechniciens à Paris : les députés villepinistes Hervé Mariton, François Goulard et Jean-Pierre Grand ainsi que Guy Geoffroy, Michel Raison, Pierre Morel-à-L'Huissier, Jean-Pierre Giran, Marie-Jo  Zimmermann, Georges Tron, Jean Ueberschlag.
  
Deux sénateurs UMP participaient : Pierre Jarlier et François-Noël Buffet, nouveau secrétaire national chargé de l'Aménagement du territoire.

Les deux députés non inscrits étaient le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et Daniel Garrigue, récent démissionnaire de l'UMP.

12.02.2009

Jean pierre Grand furieux

Le député villepiniste, Jean-Pierre Grand, est choqué par l'appel à la délation contre les passeurs, lancé par le ministre de l'Immigration.

JeanPierreGrand[1].jpg


1. Action
Eric Besson, nouveau ministre de l'immigration, a annoncé mercredi sur Europe 1 que l'Etat promettait un titre de séjours de 10 ans pour tout clandestin qui dénoncerait son passeur. Le but: "démanteler les filières d'immigrations clandestines en Europe".

2. Réactions
Choqué par cet appel à la délation contre les responsables de réseaux clandestins, le député UMP, Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, a déclaré: "Après avoir quitté le PS, ce n'est pas l'UMP que Besson devait rejoindre. C'est au Front national qu'il devrait adhérer !" Avant d'ajouter: "Ce Besson s'est trompé de maison. L'UMP ne mange pas de ce pain-là !"

Suite au tollé suscité par cette annonce (notamment auprès des associations), le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre est venu samedi au secours du nouveau ministre de l'Immmigration, assurant: "La dénonciation est un devoir républicain"

Dupont-Aignan lance sa campagne pour une autre Europe

ndameeting.jpgNicolas Dupont-Aignan a lancé mardi à Paris sa campagne pour "une autre Europe", en présentant ses têtes de liste dans les sept circonscriptions métropolitaines pour le scrutin européen de juin.

"L'Europe est profondément malade. Les Européens paient extrêmement cher - chômage, misère - les erreurs politiques et économiques des dirigeants européens de droite comme de gauche", qui "continuent la même politique depuis 20 ans", considère le président de Debout la République (DLR). "L'élection du 7 juin prochain sera donc une occasion historique de ne plus se laisser faire, et d'inventer une autre Europe."

Seule personnalité médiatique de son mouvement, le député de l'Essonne (ex-UMP) sera numéro deux sur la liste Île-de-France, avec Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, en numéro un. Parmi les binômes qui conduiront ces listes "gaullistes" ne figurent pas que des adhérents de DLR. Prônant "une union des républicains des deux rives", Christine Tasin, militante au MRC de Jean-Pierre Chevènement, sera deuxième sur la liste Ouest.

Supprimer la Commission européenne

Entre les "euro-béats" que sont à ses yeux l'UMP, le PS, le MoDem et les Verts, et les "euro-ronchons" incarnés par les extrêmes, Nicolas Dupont-Aignan veut proposer aux Français le choix d'"une autre Europe, qui les respecte". Les candidats désignés feront notamment campagne pour un "protectionnisme européen intelligent".Parmi les propositions phares défendues : "Supprimer la Commission de Bruxelles, pour inventer une Europe autour d'agences de coopération, sur le modèle de l'agence spatiale européenne, pour tous les grands projets du XXIe siècle."

Nicolas Dupont-Aignan, qui n'a pas voulu faire listes communes avec le MPF, s'est démarqué de Philippe de Villiers. "On ne peut pas à la fois critiquer la politique européenne du président de la République, et de l'autre le soutenir", a-t-il justifié. Debout la République, qui revendique 10.000 adhérents, financera sa campagne sans emprunts bancaires, grâce notamment à une souscription sur Internet, baptisée "5 euros pour changer d'Europe". "5 ou 600.000 euros nous manquent encore pour boucler le budget, mais nous sommes raisonnablement optimistes", a précisé l'ex-candidat à l'élection présidentielle.