« 2007-10 | Page d'accueil
| 2007-12 »
30.11.2007
L'affiche de l'UMP sur le traité Simplifié

00:50 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.11.2007
Pourquoi nous quittons l'UMP le 14 décembre
Jean-christophe, Laurent et julien, les résistants gaullistes de ce blog quitteront l'Ump le 14 décembre pour manifester contre la signature du traité coup d'état.Nous nous livrerons à un bilan de nos années d'adhésions à ce mouvement, souvent caustique, drôle et cassant ce sera pour nous l'occasion de faire profiter les internautes.
Jean-Christophe qui pose une question à Monsieur Lazarro sur France 3 Nord ou l'on entend " Ump:parti bolchévique de droite", propos complètement montés et en dehors du contexte de la question.
Laurent et ses interventions sur le CPE, lors du mouvement étudiant qui nous expliquera la "solidarité!" de ses compagnons Sarkozystes.
Julien le plus ancien adhérent de nous trois à la commission de contrôle des votes, lors de l'élection "démocratique" à la présidence de L'Ump de Nicolas Sarkozy.
Bref du lourd et du scoop.
Laurent repartira dans des fonctions de responsable associatif chez les jeunes Villepinistes.
Julien, rejoins le MRC en tant que vice-président du comité local de sa ville dont le président est un ancien RPR.
Jean-christophe, est hésitant entre rester à Debout la République et le MRC, malgré son amour voir son fanatisme (rire) Aignan-tesque.
Bien sur il resteront pour les internautes en résistance gaulliste.
En toute résistance gaulliste.
22:55 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une ferrari à l'élysée
Comme souvent, ce sont ceux qui voient les choses de plus loin qui les voient le mieux.
Les Anglais révèlent une nouvelle information sur la vie privée de Nicolas Sarkozy. Après les rumeurs d'une relation avec Tinka Milinovic, star de la télévision croate, c'est une autre belle blonde qui aurait les faveurs du président français, et il s'agirait de Laurence Ferrari. Pas moins. Rappelons que Résistancegaulliste a annoncé une semaine avant les médias "officiels' la séparation de Cécilia Sarkozy, grace à un ami intenaute Genévois:
http://resistancegaulliste.hautetfort.com/archive...
La rumeur court Paris depuis déjà quelques jours. Mais c'est le "Daily Mail" qui a décidé de mettre les pieds dans le plat dimanche, en titrant "La relation proche et amoureuse du président français avec une présentatrice de télévision à la blondeur éclatante".
Voir l’article du Daily Mail
Laurence Ferrari, 41 ans, avait annoncé son divorce avec Thomas Hugues, son mari depuis 14 ans, en octobre dernier. Une annonce faite, diront les mauvaises langues, le même jour où Nicolas Sarkozy annonçait son divorce d’avec Cecilia.
Depuis, le nouveau couple aurait été vu plusieurs fois dînant aux chandelles. La présentatrice serait également une visiteuse assidue de l'Elysée, affirme le Daily Mail.
Coup de foudre de campagne
La rencontre "coup de foudre" entre les deux "amoureux" se serait produite pendant la campagne présidentielle, en mars dernier, lorsque Laurence Ferrari a interviewé le candidat Nicolas Sarkozy, 52 ans. "L'incroyable alchimie" entre les deux n'est, paraît-il, pas passée inaperçue auprès de nombreux téléspectateurs...D’après les journalistes anglais. Car en France, on se souvient que l’interview avait été menée sans complaisance par Laurence Ferrari.
De nombreuses sources, étayant cette rumeur, proviennent de Canal +.
"Laurence portait ce jour-là une chemise noire courte, et Sarkozy a profité de chaque minute...Le déclic s'est fait instantanément, et ils se voient depuis ce jour-là. Ils sont célibataires tous les deux, ils peuvent parfaitement profiter l'un de l'autre."
"Il semble qu'ils aient une relation très proche et amoureuse. Laurence ferait une fantastique première Dame. Sarkozy a beaucoup de chance », toujours selon une source de Canal +, citée par le Daily Mail.
D'autres sources, étrangères encore une fois puisqu'elles proviennent du Maroc, attestent que Laurence Ferrari était présente à l'hôtel où logeait Nicolas Sarkozy, lors d'un voyage privé dans le pays début novembre.
Il semblerait que les médias français sont au courant de l'idylle depuis longtemps...Mais gardent un silence prudent, connaissant que trop le caractère de Nicolas Sarkozy, et sa position en matière d'intrusion dans la vie privée. Qu'on se souvienne du licenciement d'Alain Genestar, directeur de Paris Match, lorsque des photos de Cecilia, alors à New York avec le publicitaire Richard Attias, avaient été publiées en 2005.
Feux de la rampe et trophée féminin
D'après une autre source de Canal +, le divorce de Laurence Ferrari et Thomas Hugues fut "un énorme choc".
"Ils étaient les Ken et Barbie de la télévision française. Imaginez Barbie qui s'en va, forcément, ça choque pas mal de monde..."
Quant à Nicolas Sarkozy, une source, politique cette fois, citée par le Daily Mail, explique: "C'est typique de Sarko de s'offrir un trophée féminin qui s'appelle Ferrari".
Selon le Daily Mail, personne, ni du côté de Laurence Ferrari, ni du côté de l'Elysée, ne souhaite discuter de cette affaire. Evidemment.
Rappelons que ce blog n'est pas destiné à faire du people, mais le recoupement de plusieurs sources semble donner raison à cette info. raison
22:25 Publié dans exclusif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.11.2007
Comment nouveau centre touche le jackpot à Tahiti
Les ex-UDF du Nouveau Centre ralliés à Nicolas Sarkozy ont enfin trouvé le moyen d'accéder au financement public des partis: en signant une convention de partenariat avec Fetia Api, minuscule formation politique de Polynésie française.
Enfin, car les 21 députés du Nouveau Centre s'étaient cassés une première fois les dents fin octobre en essayant de faire modifier la loi sur le financement des partis datant de 1988. Ne satisfaisant pas aux critères légaux à l'issue des dernières législatives, ils voulaient que la dotation soit également allouée aux formations comptant quinze députés ou plus. La proposition de loi avait cependant été ajournée sine die devant la virulente opposition du PS et du MoDem au sein de l'hémicycle.
Mais les nouveaux meilleurs ennemis de François Bayrou ont très vite échafaudé une nouvelle stratégie, profitant d'une législation plus souple outre-mer. La convention avec Fetia Api, négociée depuis un mois, a été passée la semaine dernière. De justesse: ils avaient jusqu'au 30 novembre, date de clôture du dépôt des demandes de financement public pour les partis politiques.
Un partenariat financier "gagnant-gagnant"
Un stratagème dénoncé par le MoDem. Pour le député Jean Lassalle. (Voir la vidéo.)
Jean Lassalle sur le financement du Nouveau Centre
Le Nouveau centre assume. Pour le chef de file du parti, le député François Sauvadet, c'est même plutôt à François Hollande et à François Bayrou de devoir "s'expliquer devant les Français", puisque le PS et le MoDem ont refusé de "changer la loi". (Voir la vidéo.)
François Sauvadet sur le financement du Nouveau Centre
Il s'agit d'ailleurs d'un accord "gagnant-gagnant", selon le Nouveau centre. Et ce n'est rien de le dire, quand on se penche d'un peu plus près sur la loi de 1988. L'enveloppe du financement public consécutif aux législatives se compose deux parties. La première distribue 1,63 euros par voix aux partis qui ont satisfait aux exigences légales minimum (1% des voix dans 50 circonscriptions en métropole, et seulement 1% des voix sur l'ensemble des territoires en outre-mer). Exigences satisfaites par le Fetia Api, mais pas par le Nouveau Centre.
Un jackpot inespéré de plus de 900 000 euros
Or ce critère constitue une condition sine qua non pour accéder à la deuxième partie de l'enveloppe, autrement plus intéressante: les partis reçoivent 44 394 euros par député et sénateur ralliés. Le Fetia Api n'en compte pas, le Nouveau centre si. L'équation était donc la suivante: le Nouveau centre et le Fetia Api remplissaient chacun une des deux conditions, mais sans pouvoir accéder à l'enveloppe financière (excepté 1 664,23 euros pour le Fetia Api, après les 1 021 suffrages recueillis en juin). Mais en s'alliant, c'est le jackpot: au total, les deux partis vont se partager au moins 900 000 euros!
"C'est sûr que c'est légal...", indique-t-on à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), avant de glisser dans un sourire: "Nous ne faisons pas de commentaire sur le procédé." Même sourire en coin du côté du sénateur Christian Cointat, rapporteur du projet de loi actuellement en débat au Parlement sur "la stabilité des institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française". Si le texte n'aborde pas la question, l'élu UMP ne peut s'empêcher de remarquer:
"En France, quand on a des problèmes de financement de parti, on arrive toujours à trouver des solutions. Même si la méthode se révèle assez particulière. J'aimerais qu'on fasse preuve d'autant d'imagination pour régler tous les problèmes..."
Même particulière, la méthode convient toutefois parfaitement à Fetia Api. Il faut avouer que la somme de 30 000 euros qu'il va recevoir (et non 20 000 comme indiqué par le Nouveau Centre) n'est pas énorme comparé aux 900 000 euros versés aux deux partis... mais représente une manne inespérée par rapport aux 1 664,23 euros initialement attendus. De quoi retrouver un sourire perdu après les dernières législatives: la formation polynésienne était passée de 16 416 voix en 2002 à 1 021 voix en 2007.
20:10 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Jean-Pierre Chevènement invité d'Europe 1 sur le procès Colonna
Il s'exprimait dans l'émission de Guillaume Durand lundi 26 novembre à 18h30.
Ce colloque est organisé par la Fondation Charles de Gaulle au Sénat, salle Monnerville, les 26 et 27 novembre 2007. Jean-Pierre Chevènement intervient mardi 27 novembre dans la matinée.
Dans l'analyse qu'il fait des causes de la défaite de 1940, le général de Gaulle voit surtout les effets :
- de la sclérose de la pensée militaire ;
- de l'incapacité du régime à dépasser l'horizon du court terme.
Il fait l'impasse sur les tropismes sociaux, politiques et diplomatiques des élites d'avant-guerre : hostilité au Front Populaire et à l'URSS, refus de la guerre avec l'Allemagne hitlérienne qu'il convient de détourner par une politique d'apaisement contre l'URSS. Soit qu'il ne veuille pas se laisser entraîner politiquement sur un terrain controversé, soit qu'il préfère s'avancer à couvert dans un souci d'efficacité, le général de Gaulle s'est refusé à anticiper sur les analyses que fera longtemps plus tard Annie Lacroix-Riz « Le choix de la défaite, les élites françaises dans les années 1930 », où l'auteur montre le rôle du Comité des Forges, de la haute banque et de la Banque de France elle-même, de l'Etat-major, d'une presse vénale, et d'une Haute administration gangrenée par l'idéologie profasciste voire noyautée par les organisations d'extrême droite (Synarchie et Cagoule), bref, De Gaulle ne s'étend pas sur la défaillance des élites autres que politiques et militaires : élites sociales, économiques, intellectuelles, etc.
Mais rien n'indique que De Gaulle n'avait pas mesuré une dérive que sans doute il espérait encore pouvoir contrarier. « La passivité érigée en principe de notre défense nationale, écrit-il dans l'Appel (p. 12) poussait l'Allemagne à agir contre les faibles et détournait la Russie de se lier à nous ».Le 8 juin 1940, il rapporte une conversation avec Weygand qui lui annonce que c'en est fini de la résistance aux Allemands. Celui-ci conclut : « Ah si j'étais sûr que les Allemands me laisseraient les forces nécessaires pour maintenir l'ordre ! … » (l'Appel, p. 59).
De Gaulle n'était donc pas dupe. De là ne s'ensuit pas qu'il partageait les idées de la gauche, où il trouvait le concours de certains talents, comme à droite il avait trouvé le relais de Paul Reynaud. Mais De Gaulle se place du point de vue de la préservation de la position éminente qui était celle de la France à l'issue de la Première Guerre Mondiale. Il n'entre pas dans les considérations de géopolitique à la petite semaine qui, par anti-soviétisme, vont jeter nos élites traditionnelles, c'est-à-dire bourgeoises, dans les bras de Hitler. Bref, avant guerre, De Gaulle reste un soldat, mais que la montée des périls conduit à prendre l'opinion publique à témoin tout en restant sur un plan de stricte doctrine militaire. Même dans l'Appel du 18 juin à la Résistance française, si la dimension mondiale de conflit est affirmée avec une force prémonitoire, la dimension idéologique - le combat de la démocratie contre le fascisme - paraît absente. On peut soutenir que cette dimension idéologique et morale est implicite, les immenses ressources des Etats-Unis étant mentionnées. De Gaulle n'évoque pas – et pour cause – le choc frontal entre l'Allemagne nazie et l'URSS qui, l'année suivante, fera basculer le sort de la guerre.
Les élites françaises vont peu à peu rallier la France libre ou du moins les Alliés. La grande césure est celle du débarquement américain en Afrique du Nord. A partir de là et plus encore après Stalingrad en février 1943, les anticipations se renversent. Les élites traditionnelles cherchent des contre-assurances. L'antibolchevisme d'une partie des élites françaises les conduit à se tourner vers l'Amérique par le truchement de Giraud, Jean Monnet assurant la liaison entre Roosevelt et ce dernier.
Ce sont les élites de la Résistance en France, rassemblées par Jean Moulin, qui feront basculer le CFLN vers De Gaulle, qui montre un art consommé dans la conquête du pouvoir, en 1943, en s'appuyant même sur les communistes. Les élites traditionnelles sont piégées : elles ne vont pas pouvoir passer, toujours au nom de l'antibolchevisme, de l'Allemagne à l'Amérique. De Gaulle va leur imposer de s'arrêter à la station « France ».
Le 15 mars 1944, il annonce la nationalisation des sources d'énergie, le contrôle du crédit « afin que son activité ne soit pas à la merci de monopoles financiers », la création de comités d'entreprises « pour frayer à la clase ouvrière la voie de l'association », et enfin la généralisation de la Sécurité Sociale (l'Unité, p. 217).De Gaulle situe clairement son dessein dans l'axe d'une « troisième voie ». Ses réformes visent à éviter le glissement vers le « totalitarisme communiste » : « L'opposition des privilégiés ne se fera guère sentir, écrit-il, tant cette catégorie sociale est compromise par l'erreur de Vichy et effrayée par le spectre révolutionnaire » (L'Unité, p. 17). Le mot « erreur » appliqué à Vichy et aux élites qui l'ont rallié est une litote !
La Libération fournit l'occasion de réformes importantes : statut de la presse destiné à la libérer de l'influence des puissances d'Argent, création de l'ENA visant à démocratiser l'accès à la Haute Fonction publique. Dans le même temps furent mises en œuvre les réformes économiques et sociales prévues par le Conseil National de la Résistance. Celui-ci, comme l'Assemblée Consultative provisoire furent les matrices et les moteurs d'une refondation républicaine à la foi sociale et nationale. La bourgeoisie traditionnelle provisoirement marginalisée, la Résistance accoucha, à travers les élections, de forces politiques qui se voulaient rénovées mais portaient encore les stigmates de leurs anciens errements.
On s'achemine, peu à peu, vers la IVe République, c'est-à-dire un régime d'Assemblée, propice aux querelles à courte vue. Les premiers craquements de la guerre froide vont briser l'unité de la Résistance. Le général de Gaulle eût-il pu tenir la France en dehors ? J'en doute pour ma part.
Dès lors, la voie était ouverte à la restauration, en catimini, des anciennes élites. Celles-ci étaient naturellement dans le camp américain. L'ambiguïté, dès lors, allait frapper le rôle des gaullistes. L'échec du RPF traduit aussi la difficulté de la France et du général de Gaulle à se situer dans le nouveau contexte de la guerre froide.
*
* *
Le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 se fit dans l'ambiguïté. Il lui incomba de la dissiper.
Et d'abord en ouvrant la voie des indépendances en Afrique puis en Algérie. Il faut le dire clairement : le choix en Algérie fut, à partir de 1961, celui du « dégagement ». La transition à travers des élites algériennes trop tardivement préparées fut interrompue par l'accord avec le GPRA à Evian, puis avec Ben Bella, arrivé avec l'armée algérienne venue du Maroc à partir de juillet 1962. Ayant été le premier officier français ayant accompagné, vers le 10 juillet 1962, notre Consul Général à Oran, M. Herly, à Tlemcen, pour rencontrer Ben Bella et Boumediene et obtenir la libération de nos compatriotes enlevés quelques jours auparavant, je puis témoigner de cet aspect des choses.
Sur la période suivante j'apporterai quelques éclairages. Le glissement des élites administratives liées au mendésisme s'effectuera naturellement vers De Gaulle : Ainsi les animateurs du colloque de Caen sur la recherche, organisé par Pierre Mendès France, vont fournir l'encadrement de la DGRST confiée par De Gaulle à M. Pigagniol l'année suivante. Emblématique aussi est le parcours de François Bloch-Lainé ou de Simon Nora.
Cependant dès le gouvernement de Georges Pompidou une première faille sociale s'ouvre avec la grève des mineurs en mars 1963. On notera ainsi que le premier arrêt de la Cour de Justice de Luxembourg établissant la supériorité du droit européens sur le droit national intervient dès 1964 (Costa contre Enel). La gauche enfin se rassemble à partir de 1965 derrière François Mitterrand et donc contre De Gaulle, bien qu'un courant comme le Ceres fasse voyager vers la gauche des idées directement issues du gaullisme : ralliement aux institutions de la Ve République – ce qui arrangeait bien François Mitterrand – affirmation de l'indépendance nationale sur l'affaire du Vietnam et quant au retrait de la France de l'Organisation militaire intégrée de l'OTAN, reprise enfin de la dissuasion nucléaire. Tous ces thèmes se sont progressivement intégrés au corpus doctrinal du PS d'Epinay sous l'impulsion du Ceres alors considéré comme l'aile gauche du parti socialiste.
Le mouvement de 1968 fut dirigé autant contre l'autorité que symbolisait le Général de Gaulle que contre celle que revendiquait l'union de la gauche avec le PCF : on se souvient des injures de Daniel Cohn-Bendit adressées aux « crapules staliniennes ».
*
Comment, cependant, un tel fossé s'était-il créé entre De Gaulle d'une part, la jeunesse étudiante et la société d'autre part ? En matière d'éducation nationale il reste des débuts de la Ve République la loi Debré (1959) et la création des collèges d'enseignement général qui répondaient à la nécessité d'une scolarisation obligatoire jusqu'à seize ans. Si on ne peut contester à la Ve République naissante d'avoir su relever le défi de la montée en puissance quantitative des effectifs scolarisés, on peut s'interroger sur la qualité et l'orientation. Notons l'abandon de l'éducation civique par Edgar Faure en 1969. Celle-ci ne sera rétablie par mes soins qu'en 1985. Les enseignants n'étaient sans doute guère portés à ce type d'enseignement pour des raisons idéologiques variées : imprégnation pacifiste ancienne, contexte des guerres coloniales, critique enfin de la « reproduction » des élites par l'Ecole par des sociologues comme Bourdieu et Passeron. Mais il faut croire qu'entre ces grandes leçons de pédagogie politique qu'étaient les conférences de presse du Général de Gaulle et l'enseignement de l'éducation civique, et même les programmes d'enseignement, il y avait une totale solution de continuité. Or le civisme ne peut exister sans patriotisme et l'idée de la nation déjà ne se portait pas bien.*
De Gaulle essaya de combler ce fossé grandissant de deux manières : la participation puis in fine la régionalisation à travers le référendum d'avril 1969. Ces deux tentatives furent des échecs - au moins provisoires.
Certes l'idée de la régionalisation fut reprise par Gaston Defferre et permit l'émergence de nouveaux foyers de responsabilité et d'initiative. La décentralisation de l'équipement des lycées et collèges à laquelle j'ai procédé en 1985 s'est traduite par des conséquences heureuses. De même la loi sur l'intercommunalité de juillet 1999, notamment en milieu urbain. Je ne suis pas sûr pour autant qu'on puisse supprimer des niveaux d'administration jugés trop nombreux : il faut laisser le temps aux projets d'agglomération de se développer avant de procéder à l'élection au suffrage universel des exécutifs des communautés d'agglomération. La commune ne disparaîtra pas et pas davantage le département. La question se pose du regroupement de certaines régions trop petites pour pouvoir exercer efficacement leurs compétences.
Comme on le voit, les impulsions données se font sentir dans la longue durée. Et c'est dans la longue durée qu'il faut apprécier les conséquences de ces réformes. Une chose est sûre : si De Gaulle a fini par se rallier à la régionalisation, il n'aurait pas approuvé le développement des ethno-régionalismes comme on le voit en Belgique et même en France avec la Corse et le Pays Basque. Il n'est pas sûr qu'il aurait approuvé le retrait de l'Etat en matière d'investissement : actuellement 80% des investissements publics sont assurés par les collectivités territoriales !
*
Avec le recul, une contradiction massive apparaît dans l'œuvre du Général de Gaulle : celui-ci a doté la France d'institutions qui ont résisté à l'épreuve du temps, autour d'un pouvoir présidentiel fort, à partir d'une conception de la souveraineté nationale qui, elle, s'est usée au fur et à mesure de l'intégration toujours plus poussée de la France dans un ensemble européen dominé par le libéralisme et l'hégémonie des Etats-Unis. En ce sens la forme et le fond de la Ve République n'ont pas cessé de diverger depuis 1969, date du départ du général de Gaulle du pouvoir, non sans quelques rémanences significatives, la dernière ayant été le refus de Jacques Chirac de cautionner l'invasion de l'Irak en 2003. Mais l'UMP n'a approuvé son attitude que du bout des lèvres et l'élection de Nicolas Sarkozy a sanctionné cet écart.
« Le ventre et l'esprit se nourrissent à des sources différentes » a écrit Barrès. La bourgeoisie française s'est assez vite dissociée des intentions initiales du Général de Gaulle. Cette dissociation a été perceptible - je le répète - dès le gouvernement de Georges Pompidou.
La geste gaulliste aujourd'hui s'efface. Paradoxalement, les institutions créées par le général de Gaulle semblent avoir bien souvent fonctionné à contre-emploi :- 1972 : entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun ;
- 1979 : élection au suffrage universel de l'Assemblée de Strasbourg et création d'un système monétaire européen préfigurant la monnaie unique ;
- 1985-87 : Acte Unique et libéralisation du mouvement de capitaux ;
- 1991-92 : traité de Maastricht créant la monnaie unique et l'Union européenne ;
- 2005-2007 : traité de Lisbonne reprenant la substance de la Constitution européenne rejetée par le peuple français le 29 mai 2005.
Les élites traditionnelles en France inclinent vers la subordination à un protecteur extérieur :
- inféodation à la diplomatie anglaise dans l'entre-deux-guerres ;
- choix de la collaboration par Vichy ;
- atlantisme de la IVe République et réalignement progressif sur les Etats-Unis sous la Ve République.
De Gaulle a attiré à lui les élites « républicaines », au sens premier et étymologique du terme, rares au début, en 1940, puis s'étoffant au fur et à mesure que les faits donnaient raison à l'initiateur de la Résistance « cette folie qui a réussi », selon un mot prêté à Georges Pompidou. De Gaulle a conçu une politique extérieure qui valait à l'époque de la bipolarité Est-Ouest et qui garde, selon moi, sa pertinence dans un monde multipolaire où la France ne se résignerait pas à s'effacer.
La République, comme le gaullisme en son temps, est une exigence. Elle n'est pas naturellement portée par un système politique qui est redevenu un système de partis, ne fussent-ils que deux réellement dominants, l'UMP et le PS. A vrai dire, l'échec constant du parti socialiste aux trois dernières élections présidentielles peut conduire à s'interroger sur le fait de savoir si la Ve République n'est pas devenue en fait le pouvoir d'un seul parti dominant, celui des classes dominantes, quelque effort que le parti socialiste ait pu faire pour répondre aux vœux de ces dernières. La masse du peuple peut se reconnaître temporairement mais non durablement, selon moi, dans des institutions ainsi détournées du but que leur avait assigné le fondateur de la Ve République.
La question qui est posée est de savoir si les intérêts des classes dominantes recouvrent ou non l'intérêt de la France dans la longue durée. Dans le système de la globalisation on peut en douter. L'Etat peut-il y remédier ? Encore faudrait-il qu'il ne fût pas colonisé par les grands intérêts, faute de quoi l'écart se creusera entre les gagnants et les perdants de la mondialisation et la France s'y perdrait.
03:25 Publié dans info média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.11.2007
De Villlepin sur France 5
Retrouvez l'intervention de Dominique de Villepin sur le plateau de "C à dire ?!".
22:50 Publié dans info média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Face à la crise des banlieues, encore et toujours la politique des mesurettes !
Par Nicolas Dupont-Aignan
Les incidents de Villiers le Bel rappellent à l’opinion combien les « cités » françaises sont hautement inflammables.
Malheureusement, sur le terrain rien n’a véritablement changé depuis 2 ans. Certes, des milliards sont dépensés pour démolir des tours et rebâtir des logements plus vivables mais les causes profondes de la crise demeurent. La faiblesse de l’Etat, le déficit d’éducation, le double langage de ceux qui devraient montrer l’exemple, l’anémie économique.
Jamais les effectifs de police n’ont été aussi faibles dans les commissariats de quartier, les bureaux de police de proximité ferment les uns après les autres et des questions pourtant simples à résoudre, comme l’interdiction d’importation des mini-motos, sont laissées en jachère.
Depuis des mois, je dénonce le scandale de ces engins non-homologués, interdits de circulation qui sont vendus pour rien sur Internet et dans les hypermarchés. Dans les cités, ces motos sont utilisées sans casque, sans éclairage, par des enfants.
La plupart du temps, la police ne peut intervenir sans que les contrevenants prennent la fuite, mettant en danger leur propre vie et celle d’autrui. Combien de morts faut-il attendre pour enfin prendre la seule mesure raisonnable : l’interdiction pure et simple de la commercialisation ? Je pourrais aussi parler de la Justice, dont les délais d’action (lorsque action il y a !) et la mansuétude encouragent les attitudes délinquantes.
De même, on parle toujours autant de lutte contre l’échec scolaire mais les premières annonces prometteuses de renforcement des effectifs dans les établissements qui en ont le plus besoin (par exemple les LEP) ne porteront leurs fruits que si elles sont réellement suivies d’effet notamment pour le personnel non enseignant, qui fait cruellement défaut.
Dans ma ville, par exemple, les médecins scolaires, infirmières, assistantes sociales manquent. Les établissements privés, où l’encadrement est assuré, voient leur liste d’attente s’allonger chaque année, le flux des candidats, notamment d’origine modeste, ne cessant de grossir.
Il faudra aussi rétablir un lien de confiance entre gouvernants et gouvernés : sans exemplarité, sans égalité de traitement entre les puissants et les autres, sans espoir collectif, le discours d’ordre des pouvoirs publics continuera de passer au mieux pour du blabla, au pire pour de la provocation. Le « faites ce que je dis, pas ce que fais » offre un prétexte rêvé à tous ceux qui préfèrent la délinquance à l’effort et qui savent entraîner dans leur sillage une jeunesse désespérée ou influençable.
Enfin, rien ne changera tant que le marasme économique, résultant pour une grande part du déficit de compétitivité de la France, continuera ses ravages. Avec un euro surévalué, des charges sociales toujours aussi élevées, un libre échange déloyal, une formation continue désespérément insuffisante, comment pourrait-on sérieusement relancer la machine ?
Pour remédier en profondeur au mal-être des banlieues sensibles, il faut enfin sortir de la politique des mesurettes à laquelle les gouvernements successifs se sont habitués au fil du temps. Un Etat régalien ferme et juste, une école du mérite, une économie d’expansion, voilà les moyens de sortir d’ici à quelques années de ce terrible engrenage dans lequel ne cessent de se débattre certains de nos quartiers.
19:44 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dominique de Villepin à Sciences Po Lille
Dominique de Villepin à Sciences Po Lille
19:33 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dominique de Villepin sur RMC-BFMTV
Dominique de Villepin était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV, le 26 novembre 2007
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé lundi qu'il fallait "faire très vite la lumière" sur ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) où la mort de deux adolescents dans un accident avec une voiture de police a provoqué dimanche une flambée de violences.
Face au sentiment d'"injustice tel qu'il avait été ressenti à Clichy-sous-Bois (lors des émeutes de 2005, ndlr), tel qu'il est aujourd'hui ressenti à Villiers-le-Bel, il est très important de pouvoir faire très vite la lumière. Ce n'est pas une question de semaines, c'est une question d'heures", a déclaré Dominique de Villepin sur RMC.
19:25 Publié dans info média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
Meeting commun de Chevènement et Dupont-Aignan contre le traité européen

Parmi les personnalités annoncées à cette réunion, figurent également la députée européenne PS Marie-Noëlle Lienemann, l'internaute Etienne Chouard, vedette de la campagne du "Non" à la Constitution européenne sur internet en 2005, ou Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du général de Gaulle et figure des milieux souverainistes.
Le président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen, Jens-Peter Bonde, est également annoncé.
le meeting est co-organisé par le Mouvement républicain et citoyen, le parti de Jean-Pierre Chevènement, et Debout la République, le petit* parti de Nicolas Dupont-Aignan qui a désormais rompu tout lien avec l'UMP.Dans un communiqué annonçant l'événement, M. Dupont-Aignan invite les "républicains des deux rives" (gauche et droite) à se manifester pour demander un référendum, reprenant ainsi une expression popularisée par Jean-Pierre Chevènement dans sa campagne présidentielle de 2002.
"Il ne s'agit pas de fusionner", mais "quand l'essentiel est en jeu, il faut travailler ensemble", a-t-il déclaré à l'AFP.
"Puisque la gauche caviar travaille avec la droite libérale" en faveur du traité, "je ne vois pas pourquoi les gaullistes ne travailleraient pas avec les républicains de gauche", a-t-il ajouté.
00:40 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

