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20.10.2007
Sarkozy trahit les Français
Accord de Lisbonne :
une rupture avec la démocratie française
L’accord de Lisbonne sur le « traité européen modificatif » est une triste nouvelle pour la France et l’Europe, car il bafoue le vote de la France et des Pays-Bas de 2005.
En effet, ce texte est la copie quasi conforme de la Constitution Giscard, sous une forme différente. C’est pourquoi le porte-parole de l’Elysée ne peut en aucun cas invoquer le vote des Français à l’élection présidentielle pour balayer d’un revers de la main un nouveau référendum.
Tout au contraire, après avoir constaté lors du duel de second tour avec Ségolène Royal que la « Constitution européenne est morte », Nicolas Sarkozy s’est empressé de ressusciter 90% de son contenu, cédant sans contrepartie à la pression de nos voisins et de la Commission de Bruxelles.
A partir du moment où il s’agit à peu près du même texte, seuls les Français peuvent éventuellement revenir sur leur décision de 2005. Jamais dans notre histoire récente, un président de la République française n’a osé faire voter par le Parlement un traité de cette importance précédemment rejeté par référendum. Et pour cause, cela reviendrait à un quasi coup d’Etat !
Nos concitoyens ne seront pas dupes de cette véritable rupture avec la démocratie française ! J’appelle les 16 millions d’électeurs qui ont voté non le 29 mai 2005 mais aussi tous les amoureux de la démocratie à se mobiliser pour faire pression sur le président de la République et l’obliger à organiser un nouveau référendum.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l’Essonne Président de Debout la République.
Fureur en Grande-Bretagne après l'adoption du traité européen.
Le Sun, le quotidien au plus fort tirage du pays, accuse le chef du gouvernement de s'être laissé circonvenir par ses partenaires européens et d'avoir, en approuvant le nouveau traité de l'UE, "jeté par-dessus bord des siècles de puissance britannique" et accepté l'idée d'un "super-Etat" européen.
"En levant son verre (à ce traité), le Premier ministre a fait de ce banquet somptueux (de Lisbonne) une dernière Cène, enterrant par là-même la Grande-Bretagne comme Etat souverain et indépendant", ajoute le Sun.
"Cette trahison va hanter le Premier ministre jusqu'aux derniers jours de sa vie politique", affirme-t-il.
Dans un communiqué, Brown affirme que "les intérêts nationaux de la Grande-Bretagne sont préservés" dans ce nouveau traité mais le leader des Tories, David Cameron, a accusé le gouvernement de se moquer des électeurs en refusant d'organiser un référendum sur ce texte.
Pour le Daily Express , Brown est "Le Traître", un homme "qui prouve encore une fois qu'on ne peut pas lui faire confiance".
Le Daily Mail s'en prend à tous les dirigeants européens qui ont approuvé le traité.
"Ils disent tous qu'ils sont de grands démocrates. Mais n'est-ce pas une douloureuse évidence que de voir les membres de cette 'élite' européenne rassemblée à Lisbonne traiter par le mépris la volonté des électeurs qui les ont amenés là où ils sont?", écrit le quotidien populaire.
"Ces dirigeants ont en commun une même et implacable détermination: que les peuples d' Europe n'aient pas leur mot à dire sur le traité", poursuit le Daily Mail qui affirme qu'une majorité de Français, d'Allemands, d'Espagnols et d'Italiens veulent un référendum sur un sujet aussi capital.
Le quotidien conservateur Daily Telegraph précise, lui, avoir recueilli 100.000 signatures en faveur d'un référendum sur le traité
à écouter l'entretien de Nicolas Dupont Aignan au Soir3, Edition du Vendredi 19 Octobre 2007.
http://www.dailymotion.com/search/dupont+aignan/v...
01:00 Publié dans actu politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires
Dixit VGE…
Dès juillet dernier, à l’occasion d’un débat devant la commission des affaires constitutionnelles du parlement européen, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing expliquait, à propos du « traité simplifié », qu’« en termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées, elles sont juste présentées de façon différente. La raison de ceci est que le nouveau texte ne devait pas trop ressembler au traité constitutionnel. Les gouvernements européens se sont ainsi mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ». (source: compte rendu des débats de la commission).
Il serait difficile de mettre en doute la compétence sur le sujet de celui qui a présidé à la convention sur l’avenir de l’Europe et qui est, es-qualité, l’un des pères du Traité de Constitution Européenne qui a été rejeté en 2005 par une large majorité de Français.
VGE est donc très clair. On veut aujourd’hui faire adopter par les parlementaires la copie presque conforme de ce que les Français ont refusé à 54.67% il y a un peu plus de 2 ans, situation que Nicolas Dupont-Aignan résume ainsi: « quand c’est non, c’est… oui quand même »…
Que l’on soit pour ou contre le « traité simplifié », est-il concevable qu’un choix adopté par référendum puisse être inversé autrement que par une nouvelle consultation du corps électoral ?
De quoi a donc peur le Président de la République ? Il est l’un de ceux qui expliquaient en 2005 que la victoire du non avait été alimentée en grande partie par un vote protestataire contre le gouvernement de l’époque. Nicolas Sarkozy et François Fillon bénéficient aujourd’hui d’une côte de popularité confortable, rien ne s’oppose à l’organisation d’un nouveau référendum.
Ecrit par : Républicain | 24.10.2007
Merci et bravo pour ton blog
Ecrit par : jc | 24.10.2007
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