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30.09.2007

Villepin entretien à Marianne: l'intégrale

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Qualifiant de «ridicule» l'idée de rupture en matière de politique étrangère, l'ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères dit ses désaccords avec, entre autres, Bernard Kouchner et Hervé Morin.

Marianne: Nicolas Sarkozy déclare au New York Times que« la France est de retour » ... Elle était donc absente?

Dominique de Villepin : Non. La France n'a cessé, depuis des années, de multiplier les initiatives sur la scène internationale. Qu'il y ait la volonté de Nicolas Sarkozy de marquer aujourd'hui son empreinte, c'est normal, en particulier dans sa relation avec Washington. Mais la diplomatie française est guidée par des principes;

les renier reviendrait à mettre en péril: notre place et notre voix. Il importe don que nous soyons fidèles à ce que nous sommes, un pays qui compte sur la scène internationale.

Mais le nouveau pouvoir entend rompre avec une politique étrangère considérée comme« épuisée» ?

D. de V.: Cela serait ridicule. Une politique étrangère, c'est à la fois des principes une ambition. C'est, en permanence des initiatives qu'il faut renouveler pou être présents sur tous les fronts. C'es ce que nous n'avons pas cessé de faire au service de la paix, qu'il s'agisse dl l'Irak, du Liban, de l'Afghanistan ou de: crises africaines. Reste la question: faut - il toucher à nos fondamentaux? Le  principe de base de la diplomatie française. c est l'indépendance nationale qui  confère sa légitimité à notre action.

Un des symboles de cette indépendance nationale, c'est notre distance envers l'Otan. Or, le ministre de la Défense, Hervé Morin, parle de réintégrer l'Alliance atlantique en affirmant.

« assez chipoté, assez barguigné»

D. de V.: Je ne partage pas le sentiment d'Hervé Morin, tant les relations avec l'Otan sont difficiles et complexes. Nous n'avons pas la même vision que les EtatsUnis et nombre d'Européens du rôle que doit avoir l'Alliance atlantique. Il y a une préoccupation française qui est d'éviter toute dérive de l'Alliance, qu'elle soit géographique ou thématique. Nous pensons qu'elle ne doit pas être une alliance de sécurité globale. Nous sommes donc réticents à toute extension de son rôle. Ainsi,

la tentation d'une intervention dans ce cadre au Moyen-Orient nous ferait courir le risque d'une confrontation de bloc à bloc. Refusons toute logique d'engrenage qui brouillerait notre politique et nous associerait à de dangereuses aventures.

Pourquoi ce dossier de l'Otan reste-t-il aussi sensible?

D. de V.: Parce que nous vivons dans un monde dangereux. Des déclarations ou des initiatives maladroites pourraient limiter notre indépendance, diminuer notre influence, voire mettre en péril notre sécurité. Il existe des règles de la vie internationale, et il faut être responsable et exigeant. Nous devons défendre notre rang, notre capacité d'action et d'entraînement

ainsi que notre crédibilité, en particulier en direction du Sud. Sans quoi nous perdrions complètement ce qui fonde notre autorité en tant que membre permanent du Conseil de sécurité.

Bernard Kouchner, en novembre dernier, dénonçait un« antiaméricanisme, seul déterminant de la politique étrangère française». Vous sentez-vous visé?

D. de V.: Bernard Kouchner s'appuie sur son expérience humanitaire et ses engagements personnels. Je ne partage pas son point de vue. La France n'est pas nourrie d'antiaméricanisme. Ne confondons pas l'administration Bush et l'Amérique! Nous n'avons jamais cessé d'avoir sur l'essentiel une coopération exemplaire avec les Américains. En menaçant d'user de notre droit de veto au Conseil de sécurité contre une résolution qui aurait autorisé la guerre en Irak, nous avons pleinement joué notre rôle. C'était notre devoir, et la position de la France en est sortie renforcée sur la scène internationale. Restons conscients qu'avec le soutien de l' Allemagne' de la Russie et de l'immense majorité des pays du Sud nous avons évité les risques d'une fracture entre l'Orient et l'Occident. S'il y avait eu un vote en faveur de la guerre aux Nations unies, l'Organisation en serait sortie durablement discréditée. La menace du veto français a permis aux autres membres du Conseil de sécurité de résister aux pressions américaines. Notre politique vis-à-vis de l'Irak a accru nos marges de manœuvre, y compris par rapport à Washington où l'on comprend les rapports de force. Tony Blair et José Maria Aznar en savent quelque chose.

Sur l'Iran, est-on en train de préparer les esprits à une guerre?

D. de V.: Je condamne fermement les déclarations du président Ahmadinejad , ainsi que sa politique en contravention avec les engagements internationaux de l'Iran. Mais ne nous trompons pas de sujet. Nous devons refuser, comme l'a indiqué Nicolas Sarkozy, de nous enfermer dans l'alternative « la bombe iranienne ou l'intervention militaire ». Les Européens ont avancé des propositions et j'ai été le premier à me rendre à Téhéran avec les Britanniques et les Allemands. La situation exige d'aller plus loin, combinant fermeté, négociations et sanctions.

Cela suppose que les Américains assument pleinement leurs responsabilités. Fort de l'exemple de la Corée du Nord, nous avons besoin d'un engagement américain résolu au côté des Européens pour conduire avec Téhéran une négociation globale. C'est la seule façon de répondre aux attentes iraniennes.

Enfin, améliorer nos relations avec l'Iran suppose que nous soyons capables d'avancer sur les autres dossiers du Moyen-Orient. Depuis l'intervention américaine, les choses ne cessent de se dégrader en Irak. Si l'Amérique veut pouvoir peser en Iran, il faut qu'elle définisse un calendrier de retrait de ses troupes en Irak, qu'on ait un vrai gouvernement de réconciliation nationale. De même, il faut avancer sur la question israélopalestinienne ou sur le Liban.

Jacques Chirac semblait pour sa part se résoudre à voir Téhéran accéder à l'arme nucléaire, l'essentiel étant pour lui d'éviter une intervention militaire. Pensez-vous de même?

D. de V.: Qu'est-ce que produiraient des frappes militaires? Est-ce qu'elles interdiraient à l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire? Cela n'est pas sûr, sans parler des risques supplémentaires de déstabilisation de la région, de l'aggravation des tensions entre chiites et sunnites, du regain du terrorisme ... C'est pour cela que je plaide en faveur d'une politique globale vis-à-vis de l'Iran et de toute la région, y compris en matière de sécurité. La bataille contre la prolifération doit se mener sur le plan politique et sur le terrain. Pour cela, nous avons besoin d'une politique d'inspections et de vérifications qui ne peut être menée que par l'AlEA, avec les Nations unies. Notre premier objectif doit être la suspension rapide de toute activité d'enrichissement de l'uranium à des fins militaires.

Prenons le conflit israélo-palestinien:

Mitterrand et Chirac étaient en accord avec la gauche israélienne et les modérés palestiniens. Sarkozy et Kouchner ne sont-ils pas en réalité alignés sur la droite israélienne, à l'exemple de Bush?

 D. de V.: Tout jusqu'au-boutisme qui nous conduirait à nous enfermer dans des positions idéologiques me paraît dangereux. La France vaut justement parce qu'elle est à la fois une nation de principes et un pays pragmatique, capable de propositions et de médiations. Ainsi, je salue le rôle que veut jouer la France au Darfour. J'ai été le premier ministre des Affaires étrangères européen à me rendre sur place, au Soudan comme au Tchad. Mais, ce que je constate, c'est qu'il ne suffit pas de vol des résolutions, ni d'être d'accord po le déploiement de forces, si la réalité s le terrain ne suit pas.

Et si Nicolas Sarkozy n'avait tout simplement pas la même lecture du monde que Chirac, Mitterrand, Giscard, Pompidou et de Gaulle ?

D. de V.: Je ne fais pas de procès d'intention. Que le président de la République ai la volonté de mettre sa propre empreinte dans la diplomatie, c'est normal. il est trop tôt pour savoir s'il s'agit de simples infléchissements ou d'une véritable rupture.

On constate un engagement personnel du président sur certaines affaires, par exemple Ingrid Betancourt. Approuvez vous?

D. de V.: Tout à fait. La situation d'Ingrit Betancourt mobilise la France depuis le premier jour, même si, avec Jacques Chirac, nous avons privilégié une action confidentielle et discrète. Dix-huit émissions ont été ainsi envoyées dans la jungle au contact des Farc. Nous avons voulont agir avec toutes les parties concernées J'ai moi-même sollicité l'intervention du Venezuela à travers le président Chavez, et son ministre Ali Rodriguez. Ce qui, changé aujourd'hui et qui permet d'être plus optimiste, c'est en particulier la situation du gouvernement Uribe, qui est plus ouvert aux demandes internationales.

En Europe, est-ce que Nicolas Sarkozy, avec son traité simplifié, n'a pas réussi là où avait échoué Jacques Chirac ?

D. de V.: On ne peut pas accuser Jacques Chirac d'être responsable de l'échec du traité constitutionnel, c'était le choix des Européens. Le référendum s'est produit après l'élargissement qui s'est fait, c'est vrai, de façon peut-être précipitée. Mais avait-on le choix? La mécanique européenne s'est grippée. C'est l'histoire.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont fait preuve, avec les Européens, de réalisme en s'entendant sur un traité simplifié. Le calendrier, au lendemain des élections françaises, offrait une bonne fenêtre de tir. L'occasion a été saisie et bien saisie. Bravo!

Et si le président vous confiait une mission, l'accepteriez-vous ?

D. de V.: La question ne se pose pas. La responsabilité diplomatique incombe au chef de l'Etat et au ministre des Affaires étrangères. Que nous ayons, en France, des femmes ou des hommes d'expérience qui acceptent de s'engager et de réfléchir, c'est très bien. On peut le faire missionné ou pas, sous une forme citoyenne comme je le fais, c'est-à-dire en pleine liberté.  

Propos recueillis par François Bonnet, Nicolas Domenach et Maurice Szafran

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28.09.2007

UMP : un parti godillot ?

fabf5b0adad65bf37fa8ab3697c7df09.jpgLe Vendredi 28 septembre, 19h, Nicolas DUPONT-AIGNAN était invité  dans l’émission « Ca vous regarde » sur la Chaine Parlementaire

A ECOUTER ET A MEDITER lien ci-dessous:

http://cvr.lcpan.fr/tchat.php

Comment Sarkozy trahit De Gaulle

Le numéro 545 de Marianne : Comment Sarkozy trahit De Gaulle - l'interview choc de Dominique de Villepin

Le numéro 545 de Marianne : Comment Sarkozy trahit De Gaulle - l'interview choc de Dominique de Villepin

Ce numéro sera en vente en kiosques à partir du samedi 29 septembre au matin jusqu'au vendredi 5 octobre inclus, au prix de 2,50 euros.

   l'interview complète ce dimanche

Rappel : Dominique de Villepin ce dimanche chez Laurence Ferrari ("Dimanche +" à 12h40)

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27.09.2007

Brevet européen : la fin du français obligatoire

6e2d670658b569b3b8a8179bc379013f.jpgAfin de réduire les coûts de traduction des PME-PMI, les treize États signataires de l'accord de Londres se sont engagés à ne plus exiger la traduction intégrale des brevets européens dans leur langue nationale.

 À l'avenir, seule la première partie du brevet, qui définit l'invention, devra encore être traduite dans l'une des trois langues officielles de l'Organisation internationale des brevets : l'anglais, le français ou l'allemand. La deuxième partie du brevet, qui décrit l'invention, sera dispensée de traduction. Voulue par Sarkozy et Fillon, réclamée de longue date par la CGPME et le Medef, la ratification du protocole de Londres promet des débats animés.

 Si la majorité du groupe UMP semble favorable à l'accord de Londres, les députés de droite de sensibilité souverainiste - comme Nicolas Dupont-Aignan (Essonne) ou Jacques Myard (Hauts-de-Seine) - y voient « une grave menace pour l'usage du français ».

Reste que l'affaire émeut aussi les pays francophones. Réunie à Rabat pour sa XXXIIe session en juillet 2006, l'Assemblée parlementaire de la francophonie*** a adopté une résolution invitant au rejet du protocole de Londres. Et, en France, un comité qui réunit de nombreux universitaires, à l'initiative du linguiste Claude Hagège, professeur au Collège de France, implore le Parlement de refuser cet accord international.

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 la CFTC en appelle aux députés contre le protocole de Londres

Dans un courrier signé par son président Jacques Voisin, adressé lundi à chacun des députés qui doivent se prononcer mercredi sur la ratification du protocole de Londres, la CFTC souligne qu'appliquer ce texte reviendrait à "affaiblir" le tissu PME/PMI.

Selon la CFTC, son application imposerait aux entreprises de "mobiliser des moyens financiers et humains pour traduire en français ce qui aujourd'hui est à la charge de nos concurrents".

"Avec le régime de traduction actuellement en vigueur, 100% des brevets sont disponibles en français, si votre assemblée ratifie le protocole de Londres, seulement 7% des brevets seront disponibles en français", ajoute le syndicat.

 

***Actuellement, tout brevet déposé à l’office européen des brevets (OEB) doit nécessairement être traduit en français pour être applicable dans l’Hexagone. S’il est adopté, le protocole de Londres n’imposerait plus une telle traduction. Un brevet déposé en anglais serait ainsi directement applicable en France, à charge pour les entreprises françaises de le faire traduire. «Un grave danger pour l’avenir de la langue française dans le domaine scientifique», estime l’assemblée parlementaire de la francophonie, qui rassemble des élus de plusieurs pays francophones. Elle ferait aussi de l’anglais «une source de référence en droit français», empêchant les PME «d’assurer une veille technologique», selon le collectif contre la ratification du protocole de Londres, qui regroupe de nombreuses personnalités du monde politique et culturel.

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ALORS RESISTANCE ?

26.09.2007

Connaissez-vous la SPA, Sarkozy Press Agency ?

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Composée d'étudiants en journalisme ou de sciences-po, la cellule de veille d'actualité qui officie à l'Elysée a été réorganisée par Nicolas Sarkozy dès son arrivée. Elle permet au président de réagir au quart de tour à la moindre information et d'inonder les rédactions de communiqués divers. Une improbable « agence de contenus » au service du seul et unique sujet « Sarkozy ».

 Balayé l'amateurisme des débuts, il entend désormais « inonder les rédactions ». La communication tous azimuts omniprésente et déferlante doit reléguer aux oubliettes l'économie de la parole présidentielle et les relations presse d'antan.

L'idée ? Installer une véritable « mini-rédaction » à l'Elysée chargée de prémâcher le travail des journalistes. Ce qui est fait-et par les siens, n'est plus à faire par d'autres. C'est ce qu'on appelle à L'Elysée : la professionnalisation de la communication. 

Emmanuelle Mignon directrice du cabinet du président « il y avait une cellule de permanence chargée de collecter les informations, surveiller l'actualité pour permettre au service de communication de réagir ou alerter le président sur des évènements importants. Le travail était réalisé par des appelés du contingent. J'ai réorganisé cette cellule de permanence pour en faire un outil beaucoup plus professionnel, plus réactif et opérationnel comme c'est le cas place Beauvau ».

Et ce temps « gagné » par les journalistes à diffuser complaisamment une parole présidentielle livrée clés en mains est autant de temps perdu pour l'analyse, la critique, l'enquête ou encore la prise en compte d'une parole d'opposition etc.
Face à la déferlante, les journalistes, un temps submergés, commencent à s'interroger mais comme son nom l'indique trop bien la « cellule de permanence » produit 24 heures sur 24
. Le prochain communiqué de la Présidence de la République –ou le suivant- retiendra bien l'attention quelque part. Communiquez, communiquez, il en restera toujours quelque chose…
 

Etudiants venus de sciences-po, de facultés parisiennes ou encore d'écoles de journalisme, rémunérés 2000 euros par mois et embauchés pour 18 mois, ils sont huit à travailler dans la nouvelle « SPA » du président.

La mission de ces drôles de « veilleurs » : permettre au président de réagir plus vite que son ombre. Mais pourquoi donc avoir fait appel à des étudiants tous susceptibles de s'orienter vers le journalisme ? Emmanuelle Mignon répond, faussement candide : « c'est un job génial pour eux, intéressant, intuitif, tout en étant à l'Elysée, ça leur permet d'avoir une première expérience professionnelle ». Sûr qu'ils se souviendront plus tard de qui leur a mis le pied à l'étrier… 

Et d'évidence la cellule est efficace, chaque jour les journalistes sont bombardés de mails venant de la présidence de la république, l'un pour commenter le décès d'une célébrité (oups, Jacques Martin…), l'autre commenter un fait diver(une spécialité du service) ou annoncer un déplacement. Une forme de harcèlement médiatique que les esprits chagrins pourraient assimiler à de la petite délinquance…. A lui seul, le chef de l'Etat pourrait, sans difficultés, saturer un « fil d'actualité » : « Il submerge ses contradicteurs par une occupation constante de la scène médiatique, si bien que sa parole prend le dessus »

                        Espérons que nos amis journalistes rentreront eux aussi en résistance


21.09.2007

Villepin écrit à Sarkozy

bf957a8aab53f33594d5a1841b49becc.jpgDans sa lettre, transmise à Reuters, il explique qu'il voit la constitution de partie civile du chef de l'Etat comme une "bizarrerie juridique", soulignant que celui-ci préside statutairement le Conseil supérieur de la magistrature.

"Je veux insister dans ce contexte sur la nécessité d'une très grande vigilance pour éviter toute confusion entre vos prérogatives présidentielles aujourd'hui et ministérielles hier et votre statut de partie civile", écrit l'ex-Premier ministre.

"Je ne suis pas sûr que vos déclarations d'hier aient permis de sortir de cette confusion, pour moi d'autant plus dommageable que d'aucuns s'évertuent depuis trois ans à pointer le doigt vers Jacques Chirac et moi-même", ajoute-t-il.

"Il a fallu que je démontre à la justice de mon pays que je n'avais pas de compte", a dit Nicolas Sarkozy. En fait, le juge Van Ruymbeke a procédé aux vérifications sans interroger Nicolas Sarkozy, ni le solliciter.

Notant le caractère inexact de cette affirmation, l'ancien Premier ministre ajoute :

"Que je sache, les commissions rogatoires lancées par le juge Van Ruymbeke correspondent à un travail de vérification confidentiel pour lequel vous n'avez à aucun moment été sollicité. Mais peut-être que tous les éléments ne figurent pas au dossier des juges d'Huy et Pons et dans ce cas, je suis certain que vous ne manquerez pas de leur faire parvenir".

Nicolas Sarkozy, interrogé jeudi soir à la télévision, a exclu tout retrait de la procédure et balayé d'un revers de main les déclarations de son ancien rival. "Le président de la République, il est pas au-dessus des lois, il est pas en dessous non plus (...) je ne sais pas ce que dit M. Villepin, qu'il s'explique devant la justice", a-t-il lancé.

La caution imposée à Villepin réduite dans l'affaire Clearstream:

La chambre de l'instruction de Paris a réduit de 200.000 à 50.000 euros la caution imposée à Dominique de Villepin après sa mise en examen dans l'affaire Clearstream, apprend-on de source judiciaire

Villepin donne raison à François Fillon d'avoir "marqué son territoire"

L'ancien Premier ministre  a donné raison vendredi à son successeur François Fillon d'avoir "marqué son territoire" ajoutant que Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement avaient "intérêt à s'entendre".

Il a pointé "un risque permanent" pour tout Premier ministre, que "l'Elysée attire à lui toutes les décisions et que les ministres se détournent de Matignon". Or, selon lui, "quand les ministres se détournent de Matignon, le Premier ministre ne peut pas jouer son rôle de coordinateur de l'action gouvernementale". MM. Sarkozy et Fillon "ont intérêt à s'entendre, ils sont complémentaires", a-t-il dit.

Interrogé sur le rôle de secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, M. de Villepin, qui occupa cette fonction pendant le premier mandat de Jacques Chirac, a qualifié de "bévue journalistique" la prétendue puissance de M. Guéant. "Le secrétaire général est une émanation du président de la République, il est au service du président de la République, il est son conseiller, son collaborateur. En aucun cas, il n'a la légitimité pour peser dans la décision".

A écouter sur BFM

http://www.radiobfm.com/index.php?id=pagesearch&tx_ra...#

18.09.2007

Sarkosy: la purge gaulliste

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En votant

ségoléne

 il y aurait moins

                           de socialistes

                            au gouvernement

 

C'est « la » rumeur qui court et qui a galopé hier, tant dans les ministères qu'à l'Assemblée nationale : le gouvernement sera remanié en janvier. Il a suffi d'une dépêche de l'AFP, citant des sources anonymes, mais « concordantes », ce qui en termes convenus crédibilise suffisamment l'information pour que flambe de nouveau cette nouvelle, alors même que l'Elysée la démentait, ce qui lui donnait encore plus d'importance.

Le chef de l'état avait déjà évoqué le départ de MAM, selon le canard enchainé il comptait profiter  de l'affaire clearstream "comme ça elle sera obligé de partir et arrêter de me faire chier". Mais rien ne va comme prévu dans ce  beau pays pour le chef de l'état, l'implication de Mam dans ce dossier semble peu importante et la justice a déjà à "gérer" le dossier Villepin.

Le Premier ministre avait fait savoir précédemment, pour couper court aux rumeurs qu'il dit « fantaisistes », que son équipe « fonctionnait bien » et qu'un renoncement du gouvernement n'était pas envisagé. Quelle blague ! . Le chef de l'Etat qui veut mettre sous pression ses ministres et qui a ses têtes a bien dit  qu'il faudrait poursuivre encore l'ouverture afin de déstabiliser toujours plus la gauche avant les municipales.

« Le PS a la tête sous l'eau, il faut la lui maintenir», confie ainsi le chef de l'État qui, comme on le sait, soigne particulièrement Jack Lang, a téléphoné à Julien Dray et a vu Manuel Valls.

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant la bordure de près et Nicolas Sarkozy, qui a détesté le  rôle « sournois »  de MAM euphémise-t-il dans l'affaire Clearstream, la trouve « limitée et inexistante ».

 Inexistante ? pas moins que le collaborateur de Matignon, limitée  l'ancienne ministre de la défense?  faudrait il déclarer une  guerre pour exister ?.

Elle est la première sur la liste des quatre ministres qui, selon lui, ne font pas l'affaire. Viennent ensuite Hervé Morin, ancien bayrouiste et nouveau centriste à qui le battle dressde la Défense va comme un tablier à une truite. Christine Lagarde a également déçu le monarque car si cette avocate d'affaires parle bien l'anglais, la politique lui demeure encore une langue étrangère. Enfin, Jean-Louis Borloo ne lui semble pas s'être remis de son éviction de Bercy et pourrait disparaître s'il ne se rattrape pas aux branches du Grenelle de l'Environnement.

Et Fillon : Un proche de Sarkozy hausse les épaules : « pourquoi voulez-vous remplacer François Fillon ? Il n'existe pas !

».

On retrouvera donc les éléphants socialo-fédéralistes (pour qui nous n'avons pas voté) au gouvernement, en attendant  Arlette Laguiller à la réforme du système bancaire:

    Il est plus que temps de rentrer en résistance

 a lire

http://www.marianne2.fr/Gouvernement,-en-janvier,-on-chan...

a consulter          http://www.lechene.org/ 

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Koushner: l'ouverture à la bourditude

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Vivement critiqué par plusieurs pays, le ministre des Affaires étrangères est revenu depuis Moscou sur ses déclarations sur le nucléaire iranien, sans renier le tournant pris par la diplomatie française.

«Il faut négocier, négocier, négocier, sans relâche, sans rebuffade», a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov.«J'ai dit que le pire ce serait la guerre (...) On ne peut pas faire plus pacifique que moi mais il ne faut pas se voiler la face», a poursuivi Bernard Kouchner, reprenant ses propos tenus dimanche sur un risque de «guerre» contre l'Iran.

Le ministre des Affaires étrangères a d'ailleurs accusé la presse de «manipulation» dans cette affaire.

Ecoutez les propos de Dr Kouchner ci-dessous:

http://www.dailymotion.com/search/kouchner/video/x308hv_k...

Ce n'est pas la première fois que nous sommes manipulés selon Mr Kouchner, rappelons que nous avions mal compris ses déclarations sur l'irak:

http://www.dailymotion.com/search/kouchner/video/x2w0pr_l...

 La Russie s’inquiète

«La Russie s'inquiète devant les multiples informations selon lesquelles des sanctions militaires contre l'Iran sont sérieusement envisagées dans la région», a déclaré Sergueï Lavrov. 

L'Iran se marre:

le président iranien a accueilli d'un haussement d'épaules la mise en garde lancée par le chef de la diplomatie française contre le risque de guerre si Téhéran met au point une arme nucléaire, affirmant que ces déclarations ne devaient pas être prises au sérieux. «Nous ne prenons pas ces menaces au sérieux».

«Les déclarations de Bernard Kouchner sont inacceptables pour les Iraniens. Il a été influencé par le climat qui a été crée», a déclaré Abdolreza Rahmani Fazli.

le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a estimé que le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, avait « porté atteinte à la crédibilité de la France »en évoquant dimanche un risque de guerre avec l'Iran.
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16.09.2007

Villepin reprend sa posture gaullienne

 

 

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l'ancien premier ministre fait la leçon

sur la politique étrangére trop  

atlantiste du président

Concernant L'Iran "sous couvert de se rapprocher des Américains nous prenons le risque de nous rapprocher de l'administration Bush qui est complètement discrédité dans sa politique Irakienne, qui nous mènerait dans un aventure dont nous ne nous remettrons pas".

"La guerre c'est toujours la pire solution"." la solution c'est une négociation de l'Europe , les Anglais, les Allemands et des États-Unis"."Je crains que l'administration Bush par facilité ne soit tenté par la guerre et que nous par faiblesse à un moment ou nous voulons être bien avec l'administration Bush...

...ou nous voulons un retour intégré dans l'Otan, je crois que c'est imprudent".

 "L'otan est dirigé par par les Américains avec partout des responsables Américains...je pense qu'il ne faut  pas nous mettre dans la main de l'administration Bush..nous devons veiller à conserver notre voie, c'est l'atout historique du général de Gaulle...ne sortons pas du Gaullisme"

"Les américains s'amusent en Irak...ne soyons pas entraînés dans la crise Iranienne lorsque les Américains ont perdu les moyens.. qu'allons nous faire quand les Américains nous mettront le couteau sous la gorge, maintenant il faut frapper L'Iran..Nous ne devons rien céder aux Américains"

 Sur son livre: "si vous voulez dire que je suis gaulliste ascendant Bonaparte  vous avez raison".

Retrouver l'intervention de DDV chez Serge Moati:

http://www.france5.fr/ripostes/008867/1/

Rumeur:

DDV penserait il  se présenter aux municipales à Paris, en tout cas la rumeur enfle sur le net, dans son entretien avec Serge Moati, il évoque cette échéance politique: "je pense que nous nous préparons pas assez, peut on gagner Paris face à un maire qui à fait des choses bien, pouvons nous gagner Paris je le crois.." 

Allez y ,  vous !?: "je suis prêt a accepter tout sorte de responsabilités, mais à une condition, avoir des objectifs et des stratégies claires". 

A suivre

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BCE: Sarkozy ne doit pas céder

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En s'en prenant à la Banque centrale le président déclenche une polémique chez les "bien pensant" européens. Le président ne fait juste que répéter ce qu'il disait lors de sa campagne.

Eric woerth et Chritine Lagarde l'avait évoqué cette semaine. Les propos du président en "off" sur la politique européenne, sont d'ailleurs confirmés par l'élysée même si on calme le jeu:

La France n'ordonne rien du tout, la France est respectueuse de l'indépendance de la Banque centrale européenne, mais la France ne s'interdit pas de réfléchir et de débattre» .

On ne pas reprocher à Nicolas Sarkozy de défendre un point de vue que beaucoup partage, pendant la campagne présidentielle il avait évoqué à plusieurs reprises la valeur de l'euro qui atteint un record, proche de 1,40 dollar pénalisant nos exportations.Les critiques de l’Elysée à l'égard de la BCE sont récurrentes. Nicolas Sarkozy a ouvertement réclamé ces derniers mois que la banque centrale change ses priorités en soutenant davantage la croissance et l'emploi et en se focalisant moins sur la lutte contre l'inflation. S’attirant ainsi le reproche, notamment allemand, de remettre en cause l'indépendance de la banque européenne.

"La politique monétaire de la zone euro, c'est une question majeure de politique économique". "On ne peut pas à la fois constater la même semaine le niveau record de l'euro et la perte de compétitivité que cela veut dire et en même temps de s'interdire de poser des questions".

Toutefois la France semble bien isolée certainement que la signature en rase campagne d'un traité dit "simplifié", n'arrange pas les choses. Toutes les demandes françaises précédentes ont  été rejetées par l’Allemagne. On a ainsi appris au fil de l’été que le Président s’était fait moucher par les ministres des finances de l’euro à Luxembourg et qu’il reconnaissait en grande pompe à Toulouse sous le regard triomphant de Mme Merkel, l’indépendance de la Banque Centrale européenne.

En juin les journaux titraient « Nicolas Sarkozy a sauvé l’Europe ». La réalité est tout autre. Il a sauvé la petite bureaucratie de Messieurs Barroso, Trichet et consorts. Il a offert à l’Allemagne une position dominante au cœur de l’Union européenne au détriment de la France. Le Président a surtout raté l’occasion historique qu’il avait du fait de sa large victoire, suivant le NON massif au référendum, d’être le levier de la réforme de l’Europe

le Président a préféré obtenir un succès facile au mois de juin pour briller dans des médias plutôt que de se donner les moyens de réussir à négocier un accord équilibré permettant la réforme de l’euro et par voie de conséquence le retour de la croissance indispensable à la réussite du quinquennat.

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