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16.09.2007
BCE: Sarkozy ne doit pas céder
En s'en prenant à la Banque centrale le président déclenche une polémique chez les "bien pensant" européens. Le président ne fait juste que répéter ce qu'il disait lors de sa campagne.
Eric woerth et Chritine Lagarde l'avait évoqué cette semaine. Les propos du président en "off" sur la politique européenne, sont d'ailleurs confirmés par l'élysée même si on calme le jeu:
La France n'ordonne rien du tout, la France est respectueuse de l'indépendance de la Banque centrale européenne, mais la France ne s'interdit pas de réfléchir et de débattre» .
On ne pas reprocher à Nicolas Sarkozy de défendre un point de vue que beaucoup partage, pendant la campagne présidentielle il avait évoqué à plusieurs reprises la valeur de l'euro qui atteint un record, proche de 1,40 dollar pénalisant nos exportations.Les critiques de l’Elysée à l'égard de la BCE sont récurrentes. Nicolas Sarkozy a ouvertement réclamé ces derniers mois que la banque centrale change ses priorités en soutenant davantage la croissance et l'emploi et en se focalisant moins sur la lutte contre l'inflation. S’attirant ainsi le reproche, notamment allemand, de remettre en cause l'indépendance de la banque européenne.
"La politique monétaire de la zone euro, c'est une question majeure de politique économique". "On ne peut pas à la fois constater la même semaine le niveau record de l'euro et la perte de compétitivité que cela veut dire et en même temps de s'interdire de poser des questions".
Toutefois la France semble bien isolée certainement que la signature en rase campagne d'un traité dit "simplifié", n'arrange pas les choses. Toutes les demandes françaises précédentes ont été rejetées par l’Allemagne. On a ainsi appris au fil de l’été que le Président s’était fait moucher par les ministres des finances de l’euro à Luxembourg et qu’il reconnaissait en grande pompe à Toulouse sous le regard triomphant de Mme Merkel, l’indépendance de la Banque Centrale européenne.
En juin les journaux titraient « Nicolas Sarkozy a sauvé l’Europe ». La réalité est tout autre. Il a sauvé la petite bureaucratie de Messieurs Barroso, Trichet et consorts. Il a offert à l’Allemagne une position dominante au cœur de l’Union européenne au détriment de la France. Le Président a surtout raté l’occasion historique qu’il avait du fait de sa large victoire, suivant le NON massif au référendum, d’être le levier de la réforme de l’Europe
le Président a préféré obtenir un succès facile au mois de juin pour briller dans des médias plutôt que de se donner les moyens de réussir à négocier un accord équilibré permettant la réforme de l’euro et par voie de conséquence le retour de la croissance indispensable à la réussite du quinquennat.
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